| Ne jamais tenter de convaincre votre proche qu’il se trompe |
Il faut absolument éviter de vouloir prouver à la personne atteinte de la maladie d'Alzheimer, ou de problèmes de mémoire, qu'elle n'a pas raison, même s'il est évident qu'elle se trompe.
Agir ainsi, c'est courir le risque de déclencher une escalade verbale et d'envenimer le climat. Le fait de ne pouvoir discuter rationnellement et de ne jamais s'opposer à son proche peut conduire l'aidant à éprouver un vif sentiment de solitude. Néanmoins, ce dernier doit s'efforcer de comprendre la logique du malade qui analyse les situations avec les seules informations encore présentes dans son esprit, et selon « sa réalité », une réalité qu'il est le seul à vivre. Prenez l'habitude de laisser tomber les détails, de ne pas relever les erreurs qui sont sans conséquences.
Par exemple, si la personne atteinte d'Alzheimer affirme avoir réparé sa voiture le matin même, alors qu'il n'en est rien, c'est peine perdue que vous lui disiez : « Voyons, tu n'as plus de voiture depuis dix ans ! ». Vous risquez ainsi de déclencher une discussion éprouvante, voire une escalade verbale. Plus vous allez insister, plus votre proche va résister.
Par contre, si la personne se place dans une situation périlleuse, vous devez vous imposer en vue de la protéger.
Source : Marie Gendron, Baluchon Alzheimer |